samedi 1 février 2020

Restauration d'un rabot Stanley N° 3

J'ai récemment acheté un vieux rabot Stanley n°3, d'une part pour voir quelle était vraiment la différence de taille avec les classiques 4 et 4 1/2, et aussi pour le defi de pouvoir le restaurer afin de pouvoir l'utiliser à nouveau.
J'ai donc volontairement recherché non plsu un modèle rutillant vendu très cher mais à l'inverse un rabot dans son jus.
Après quelques recherches, j'ai acheté ce modèle pour unr trentaine d'euros dont voici quelques photos de l'état initial :


Globalement il est en bon état malgré son apparence !
  • les poignées ne sont pas cassées
  • la semelle n'est pas fêlée et ne montre pas de signe de casse
  • L'ensemble des pièces constituant le rabot est présent


La remise en état passe par les étapes suivantes :

1- Démontage complet du rabot : certaines pièces n'ayant pas bougé depuis pas mal de temps, il faut parfois s'armer de patience et de WD40 !

Voici l'ensemble démonté :


La semelle est bien rouillée mais en surface seulement, la lame en revanche ainsi que le pare-éclat sont bcp plus abimés. Le support de la lame est également bien rouillé (vis comprises).





2 - Remise en état de la semelle du rabot :
Pour cela, il suffit de disposer d'une vitre assez épaisse, de toile émeri de différents grains (80, 120, 240 et 600 dans mon cas) , de colle en spray et d'une bonne dose d'huile de coude.
 En pratique c'est assez simple, on commence par coller la toile de grain 80 sur la vitre et ensuite on frotte la semelle jusqu'à avoir retiré toute la rouille. On recommence ensuite successivement avec les grains 120, puis 240 et enfin 600.  Opération à répéter sur les flancs du rabot, ainsi que la tranche au sommet des flancs.

Pour l'intérieur de la semelle, la remise en état a été assez rapide, j'ai juste utilisé un dremel avec une brosse en laiton de ce type
, qui m'a permis de nettoyer très rapidement les saletés accumulées et de voir que la rouille n'était que peu présente à l'intérieur
Pour finir, j'ai passé un coup de toile emeri sur les surface sur lesquelles le porte-lame vient appuyer pour m'assurer de leur planéité. Au final le résultat est satisfaisant !

 

3 - Pour toute la visserie, les rondelles , j'ai également utilisé la toile emeri pour  retirer la rouille accumulée. La brosse laiton + le dremel m'ont permis de nettoyer facilement les filets encrassés.
Enfin, j'ai nettoyé les parties en laiton (molette de réglage de la lame + les 2 vis de fixation des poignées) au miror. le avant/après est spectaculaire.


4- Concernant la lame et le pare-éclat, la rouille était bcp plus incrustée. Après quelques hésitations sur le mode opératoire, j'ai simplement mis les 2 pièces dans du vinaigre blanc. J'étais un peu circonspect sur l'efficacité du traitement au début mais finalement au bout de 24 heures, la quasi totalité avait été retirée. Les parties de rouille les plus incrustées ont été frottées à la paille de fer. J'ai fini la remise en état avec un passage à la toile emeri comme pour le reste.




5 - Pour le support de la lame, la restauration a consisté d'une part en l'enlevement de la rouille sur la partie qui reçoit la lame, toujours à la toile emeri, et d'autre part en un nettoyage de la partie arrière avec la brosse laiton.
Le levier supérieur d'ajustement de la lame a également été nettoyé à la toile émeri.

 

 6- Les 2 poignées étaient en bon état, mais avec un vernis très abimé. Je l'ai d'abord retiré avec la tranche d'un ciseau à bois, puis ponçage minutieux au papier de verre (120 puis 240).
Pour finir, 2 couches de gomme laque pour leur redonner leur aspect initial







Une fois toutes ces opérations terminées et après un affutage en bonne et due forme de la lame, j'ai remonté l'ensemble.
A noter que j'ai du raccourcir la tige filetée fixant la poignée arrière de 2 mm pour permettre un bon serrage.

Voici le rabot remonté :



 Les premiers essais sont prometteurs. Je dois retravailler encore un peu quelques réglages ainsi que l'affutage de la lame et j'aurai ensuite un très bel outil à disposition.

Pour toute cette restauration , la video de Paul Seller sur le sujet m'a grandement inspiré. Je vous la recommande si vous avez le projet de restaurer un vieux rabot. Il faut comprendre l'anglais même si je pense que la simple vidéo explique très bien le mode opératoire.
J'ai repris beaucoup de ses astuces lors de mon travail.


samedi 26 septembre 2009

Le pétrin - Fabrication des pieds

Les pieds du pétrin n'étaient pas récupérables.
Complétement vermoulus, je me suis donc borné à en prendre les mesures pour les refaire à l'identique.

La réalisation est assez simple
  • 4 chevrons à dégauchir, raboter, scier en biais pour l'appui sur le pétrin
  • 1 mortaise dans chacun d'entre eux pour les relier 2 à 2 par une traverse à tenon.
  • 1 chanfrein sur la partie basse du pied pour éviter les éclats
  • 1 moulure à la défonceuse sur les 4 angles pour la décoration.
Voici les 4 pieds :

Pour les traverses, c'est encore plus simple
  • Rabotage à a dimension
  • Découpe des tenons à la scie à ruban

Assemblage ensuite de l'ensemble, un coup de peinture pour avoir un ensemble homogène en termes de couleur :


Pour finir, pose des pieds sur le corps du pétrin et remise en place des planches du fond.


Travail Terminé !



samedi 19 septembre 2009

Le pétrin - Traitement du bois pourri

Une fois les pièces irrattrapables retirées, j'ai débuté le traitement de la caisse du pétrin.

Le fond
Il n'est pas visiblement pas d'origine. Je retire les 2 planches qui sont dans un état correct.
Le traitement sera simple sur cette partie :
  • Ponçage grossier à la ponceuse excentrique (120) pour nettoyer les saletés et refaire un état de surface correct
  • Traitement au xylophène car il y a malgré tout qq trous de bébêtes...
  • Une couche de lasure pour teinter le fond de la même couleur que le cadre

Le cadre
Là, en revanche, la partie n'est pas gagnée.
  • Je commence par poncer délicatement les partie extérieures de la caisse. On croirait les planches spongieuses...
    Les simples vibrations de la ponceuse font tomber de la sciure depuis l'intérieur des planches !
  • Je passe ensuite une bonne couche de xylophène même si je pense que les bestioles ont quitté les planches il y a belle lurette, faute de nourriture !
  • J'attaque ensuite avec une résine spéciale pour le bois pourri. Le bois boit abondamment et je ne lésine pas sur la quantité.
  • ...Séchage...
  • 2ème couche de résine le lendemain. Même chose, la quantité absorbée reste importante. Le bois commence à retrouver une apparence correcte.
A ce stade, je n'ai traité que la partie extérieure du cadre.



Je répète donc l'opération pour la partie intérieure.

J'obtiens in fine un cadre consolidé qui ressemble à quelque chose.



samedi 12 septembre 2009

Restauration d'un vieux pétrin - Préparation au traitement

Avant de me relancer dans une nouvelle réalisation, je me suis occupé cet été, d'un pétrin qui tombait en poussière au fond d'un garage auvergnat.

Voici la bête :

  • vue d'ensemble... Le pétrin ne tient plus sur ses pieds qui sont cassés pour certains.



Les pieds ou ce qu'il en reste



L'état initial n'est pas brillant : le pétrin (en pin) est littéralement rongé par les vers, les planches en sont devenues molles... Les pieds sont tellement pourris qu'ils sont cassés pour la plupart et le fond ne tient plus. De plus le pétrin a été rafistolé par le passé et les réparations n'ont pas arrangé l'esthétique de l'ensemble.

Bref pas mal de travail et une interrogation au début : Sera-t-il possible de le remettre en état ?

Première étape : le poser délicatement les 4 fers en l'air sur des tréteaux... Une fois le miracle réussi (le pétrin ne s'est pas désintégré en poussière lors du portage), je passe au démontage des 4 pieds qui ne sont pas récupérables.


La suite prochainement...