jeudi 14 janvier 2010

Quelques compléments sur les capots de rabot-degau

Je fais suite à une demande de Jacky39 faite dans le livre d'or qui me demandait plus de détail sur les capots de rabot-degau pour ma kity 635.

Voici donc quelques photos et précisions complémentaires...


vendredi 26 juin 2009

Faire soi-même des chevilles facilement

La réalisation de mon établi m'a amené à enrichir ma modeste expérience en réalisant des chevilles pour certains assemblages.
J'ai une fois de plus mis à profit les publications sur le site Les Copeaux, en mettant en pratique une fiche de Raon sur la fabrication des chevilles à la scie à ruban.
Cette fiche est disponible ici.

Première phase : réalisation du gabarit pour la découpe des chevilles à une section carrée.

Il est fixé sur le guide coulissant (à gauche sur la photo). Il permet de réaliser des chevilles coniques (en orientant légèrement le guide par rapport à son axe) ou rectangulaire (en le laissant parallèle).

Un exemple de résultat :


Etape 2, faire des chevilles octogonales...
Pour cela, il me faut un gabarit qui permette de recouper les angles des chevilles à section carrée.

En voici qq photo :

Le gabarit avec une cheville prête à être rectifiée.















Quelques vues de détail : le morceau supérieur permet de maintenir la cheville lors de la coupe tout en préservant ses doigts...




Le résultat est plutôt probant je trouve :



vendredi 6 mars 2009

Mon établi - Presse parisienne

Une fois le plateau prêt, je suis passé à la réalisation du système de presse parisienne qui se trouve sur la partie avant de l'établi.

De quoi s'agit-il ?

Il ne s'agit pas à proprement parler d'une presse parisienne en L située dans un angle de l'établi mais elle s'en rapproche. Elle permettra à terme de maintenir facilement des pièces de bois assez grandes pour permettre le rabotage/ponçage ou perçage par exemple.

La mienne est constituée d'une pièce composée de N trous permettant d'y glisser des butées.
Cette pièce court sur la longueur de l'établi.


A l'une des extrémités se trouve un système de serrage par vis qui fait coulisser un "chariot" comportant également 2 trous.

La réalisation

Elle commence par la préparation de 3 planches de 19mm d'épaisseur sur 90 mm de hauteur et environ 1m70 de long (sera recoupé à la bonne longueur par la suite).
donc délignage du plateau + une séance de rabo / dégau.

J'obtiens ... 3 planches !!

Ensuite, il me faut faire les orifices pour les butées

Le plan dont je dispose, préconise de le faire à la scie circulaire avec une lame de type "dado" qui est interdite en France, car suppose le retrait des protections. Cette double lame en fait permet de faire facilement des rainures.
J'ai donc opté pour la défonceuse pour les réaliser.

Le principe est assez simple : je dois faire n rainures en travers du fil sur une des planches.
seul détail, les rainures sont inclinées de 4° dans un sens sur la partie fixe, de 4° dans l'autre sens pour la partie mobile.
Cet angle permettra de mieux maintenir les pièces entre les butées.

Je me suis construit pour ce faire 2 gabarits, l'un incliné à +4°, l'autre à -4°.

Premier problème, comment mesurer de manière assez précise 4°?
J'ai remis mes cours de trigonométrie en pratique (pour une fois !)


J'ai pris une chute assez longue (environ 60 cm) et de 10 cm de large environ.
J'ai mesuré 50 cm depuis un des angles de la planche (L)
J'en déduis L avec la formule ci-dessus qui est donc égal dans ce cas à 3,5 cm.
je peux ensuite tracer entre l'angle de la planche et ce point.
J'obtiens mon angle de 4°.

La suite est assez simple, je fixe une chute de bois dur, qui me servira de guide pour la défonceuse, sur une planche d'agglo qui viendra elle, coulisser le long de la planche que l'on rainure.

Voila ce que ça donne une fois fini :


Un gabarit avec un angle de + 4°, le deuxième avec un anle de -4°.

Le tracé des rainures se fait... avec les gabarits !

Prochaine étape, la réalisation des rainures...



samedi 17 janvier 2009

Mon gabarit à queues d'arondes

Réaliser des assemblages à queues d'arondes faisait parties des objectifs personnels que j'avais en commençant à travailler le bois. En effet, ce type d'assemblage concilie à la fois la complexité de réalisation et un coté esthétique indéniable.

Après 8 à 9 mois de copeaux , je me suis jeté à l'eau. Dans un premier temps j'ai opté pour la réalisation des queues d'arondes à la défonceuse. Il faut bien commencer et je pense que cette façon est la plus simple.

Pour cela, j'ai réalisé le gabarit de Jean-Marie que je remercie au passage.

A ce sujet, je précise qu'il faut vraiment prendre le temps de faire une découpe très précise du gabarit "jetable" qui sert à usiner le gabarit. ça conditionne directement la précision des queues qui seront usinées par la suite.

Une fois le gabarit réalisé, je l'ai fixé sur une traverse.
J'ai amélioré légèrement le dispositif en fixant 3 tasseaux (en jaune sur le schéma ci-dessous) sous la traverse pour permettre de glisser les serres joints qui tiendront les planches à usiner.



Voila le gabarit terminé. On peut voir l'intérêt des tasseaux qui permettent de glisser les serre-joints pour fixer la planche.




J'ai eu l'occasion de l'essayer avec succès en réalisant un tiroir pour un bureau d'enfant.

Ci-jointes quelques photos :






Pour finir, un lien vers une vidéo incroyable extraite d'un post sur le forum Système D : Des queues d'arondes à la main en 2 minutes chrono !